jeudi 24 juin 2010

Pause-caouettes

Allez, après tant d'opprobre sur la población la moins favorisée du globe, racaille et roulure volibariennes comprises, j'octroie la pause rédemptrice qui permet d'accepter l'existence sous ce climat décérébrantesque qui nous atteint la tripe et nous liquéfie la moëlle épinière.
Or donc. Il se dit ouvertement, et parfois moins, que la gente locale est tout juste bonne à concurrencer la plèbe quadrupède qui sévit entre jungle équatorienne et Planète des singes. C'est pas moi qui le dis, c'est du pays soi-même, les moins branques qui fustigent les plus limités du bulbe. Et s'il est vrai que l'autochtone, même évolué, partage plus d'un gène avec le mono qui crapahute sur les pognes, il n'est toutefois pas le seul, loin de là, à flirter avec une bestialité crasse qui donnerait des boutons à un brachiosaure antédiluvien.

Parce que rayon singeries bipédales, sont pas les seuls, les ceusses de Vételgeuse. Tiens, au hasard: au vu de leur équipe de foot, de leur nabot-président, de leur culture nombriliste, de leur râleries inopérantes et de leur bordélisme ambiant, de leur têtes de cons, de leur fierté mal placée, de leur sentiment de supériorité et de leur certitude d'être les meilleurs, de leurs intellos frelatés et de leurs sportifs gonflés à l'hélium, de leur pinard surévalué, de leur haute-couture parfumée pour tapettes anorexiques, de leur chauvinisme qui se prend tellement au sérieux que même un ayatollah nationaleux aurait de la peine à régater, de leurs bagnoles pourraves, de leur humour à plume dans le cul et de leurs humoristes à deux balles, de leur alcoolisme bien-pensant, de leur hygiène refouleuse, de leurs vedettes insipides, de leur complexe ricanoïde, de leurs colonies mal assimilées, de leurs banlieues nauséabondes, de leurs guéguerres mal digérées et de leurs éternels collabos, de leur pusillanimité naturelle, de leur monnaie de singe et de leur économie branlante jusqu'au coude, de leurs rois feignassieux qui n'ont été remplacés que par des Enarques malodorants, de leurs syndicats vendus et de leurs prolos élevés au gros rouge qui tache, de leur noblesse moribonde et de leurs industriels véreux, de leur populo bas de gamme et de leur technologie préhistorique, que dire des Frouziens, des Shadoks, des coqs à pattes merdeuses, des Sarkozouailles, des Franchouillards, ces Boches qui s'ignorent – après tout, Clovis, Charlemagne, Martel et Cie, ils causaient quoi, à part le schleu? –, ces Bouzmen tout juste sortis de leur cambrousse pour entrer dans des HLM mal dégrossies, ces grévistes à répète qui prennent le populo en otage pour éviter de se colleter les Gros Saligauds, qu'ils admirent en loucedé, ces têtes de veau ravigote qui s'acculturent à longueur de danse de canards et de variétoche grivoise que c'en est pathos, ces emmanchés de la boustifaille qui croient encore que plus c'est gras et plus c'est riche, qui préfèrent goinfrer «Chez Ginette» plutôt que d'essayer un traiteur norvégien, ces vachards qui préfèrent cracher sur leurs Beurs que sur la tombe des marchands de canon, ces baltringues mous du genou pas même foutus d'aligner 40 heures de turbin par semaine – c'est pas comme ça que tu fabriqueras des Mercos, eh, connard ! – , ces bidochons jamais contents qui font du tourisme en geignant leur chaumière si belle et si lointaine, ces crevards du sexe dont les mecs tirent au beurre rance sur une table de cuisine et dont les gonzesses confondent charme et séduction avec coupe peroxydée et lipstick pompe-à-nœud ? Qu'en dire quoi, hein ?

Alors pour nous réconcilier avec les primates de Vételgeuse, on citera ce proverbe lumineux de clairvoyance bien inspirée qui devrait donner du baume au cœur des plus contrits par la récurrente prose dispensée ici-même:

« Sur tous les continents de la planète il y a des singes, excepté en Europe. Mais pour compenser, nous avons les Français. »

Et pour finir, précisons encore que même avec un esprit tourné bleu-blanc-rouge on aurait bien du mal à comparer les fausses blondasses vulgaires aux fesses plates qui tiennent lieu de femelles franques avec les galbées locales, primates first catégorie, peut-être, mais qui feraient triquer un homosexuel emasculé de naissance:



Allez, sans rancune, mecs, Robert.

1 commentaires:

LoL a dit…

Un jour un gars nommé Robert a voulu écrire un dico. Comme il se la pétait, il voulait l'appeler "Le Grand Robert". Puis il est tombé sur ton blog...

la suite, on la connaît ;D